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Publié le par vincou C.R.E.V.E.S.since1996

 

 

 

 

 

 

 

 

SALIES : LE TICKET DROITE GAUCHE
Un ticket droite-gauche à Salies ? C’était pour la course de porteurs de sameaux, uniquement !.
Lucien, ancien président du rugby et actuel conseiller général, et Jean, ancien conseiller général et actuel président du rugby, ont, à la demande du public, fait équipe ensemble. Dans une entente parfaite. Jean tirait et Lucien poussait.
La fête du sel a la vertu de transcender les clivages politiques traditionnels !
Les deux concurrents, sitôt la ligne d’arrivée franchie, ont commenté la course (...)
Article publié le mardi 10 octobre 2006 Lire la suite

 

                                                     

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P
il a l'air en forme Lucien sur les photos!
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V
putain Bruno.... t'étais où ???<br /> allez c'est cadeau :    <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> Un village béarnais s'enorgueillit d'un nouveau record mondial.Vu dans le journal "Libération" çà ne manque pas de ...sel<br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> u lendemain de la clôture des mondiaux d'athlétisme d'Helsinki, la performance est passée quasiment inaperçue. L'exploit n'est pourtant pas mince. Lors des championnats du monde de lancer d'espadrille qui se tenaient lundi dernier à Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques), ce sont bel et bien trois Français qui se sont emparés des trois premières places. Mieux : selon nos estimations, ils seraient 98 tricolores à s'être immiscés parmi les 100 premiers du classement et 347 sur les 355 participants. Une hégémonie incomparable. D'autant que le record du monde a été non seulement battu, mais pulvérisé. En propulsant avec son pied droit son espadrille à 27,20 m de lui, Jean-Yves Pétrau est définitivement entré dans l'histoire. Du village.<br /> Cela fait quatre ans que les championnats du monde se tiennent à Salies. Il se murmure que Chinois et Anglais chercheraient à attirer l'événement, mais Bruno Cazedevant veille. Ce médecin généraliste a pensé, réglementé et popularisé la pratique. «Partout où j'allais, ici ou dans d'autres villes, je m'amusais à lancer mon espadrille le plus loin possible. Pas forcément quand j'étais saoul. Je me baladais et je tirais. Un jour, lors de l'organisation de la Fête de la piperadère [élection de la meilleure piperade], j'ai voulu faire une démonstration devant Maïté [la cuisinière de la télé]. Je suis monté sur une estrade, mais j'ai chuté et je suis mal retombé. Cinq côtes cassées et la rate touchée. Je me suis dit que cette chute devait avoir des retombées. L'année suivante, on a donc décidé d'organiser le concours.» La légende était née. «Il y avait déjà des concours de lancer de noyau de pêche ou de béret, pourquoi pas l'espadrille. Dedans, il y a Espagne et joyeux drille. Ça sonne bien.»<br /> Fief historique. Bruno Cazedevant a de la suite dans les idées. Son amour de la corde tressée le pousse ainsi depuis plusieurs années à porter une espadrille de couleur différente à chaque pied, une verte et une rouge en ce lundi. «J'essaie de lancer une mode. Comme ça, les gens seront obligés d'acheter deux paires au lieu d'une.» Machiavélique. Mais insuffisant pour rassurer la commune de Mauléon, voisine de quelques dizaines de kilomètres et fief historique de la fabrication d'espadrilles. «Ils organisaient déjà une fête de l'espadrille le 15 août. Ils nous ont dit que ça ne se lançait pas, mais que ça se portait. Ils nous ont conseillé de jeter plutôt des crottes de chameau, et ont même menacé d'organiser un concours de jet de grain de sel [Salies a un musée du sel].»<br /> Tels les Etats-Unis boycottant les JO de Moscou en 1980, Mauléon snobe donc le concours de Salies. Une attaque surprise à l'espadrille n'est pas à exclure dans les prochaines années, même si la puissance du sel adverse ­ dans les yeux, ça pique ­ préserve un équilibre de la terreur. Heureusement, lundi dernier, aucun incident n'a gâché la compétition, qui distingue trois catégories ­ hommes, femmes, enfants ­ et plusieurs concours : la précision, le freestyle (prononcer «fristile» comme Bruno) et la discipline reine, la longueur, pour laquelle la puissance ne fait pas tout. Un tir sur cinq environ se retrouve en effet perché sur un des balcons qui surplombent la rue étroite. «C'est technique», admet Jean-Pierre qui, avec son échelle, est préposé à récupérer les espadrilles égarées. «Il faut bloquer le pied. Eventuellement prendre de l'élan, mais surtout ne pas la faire partir trop haut», précise Marius, 17 ans, dont le jet à 27,10 m, alors record du monde, a causé la sensation de la matinée. <br /> Adducteurs. Cet illustre inconnu prétend pourtant ne pas s'être entraîné de l'année. De quoi dégoûter Michel, qui dit, lui, avoir marché «tout l'hiver dans la neige avec des scaphandriers pour se faire les muscles». Et éveiller les soupçons de Félix : «Il n'y a pas de mesure de la puissance du vent, pas de contrôle antidopage. C'est un peu limite pour homologuer.» Marius, bien frêle pour son âge, n'a pourtant pas une musculature à faire jaser. Mais «tout se joue au niveau des adducteurs», explique Henri, un de ses rivaux.<br /> Une analyse confirmée par Jean-Yves Pétrau, qui mettra tout le monde d'accord avec un jet à 27,20 m. Rappelons que le record de l'an passé était de 23,50 m. Ce qui, ramené à un 100 mètres, reviendrait à faire passer en en an le record de 9"77 à 8"40. Un gouffre. Même si on entend déjà l'analyse des plus grands experts mondiaux : «Nous n'en sommes qu'à la préhistoire de ce sport. Et nul ne connaît les limites de l'homme en la matière.» <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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